Pas un bogue dans une page : le site au complet est à terre. Une erreur de serveur, une page blanche, un délai qui n'en finit pas. Ton hébergeur dit que c'est ton site, ton développeur dit que c'est l'hébergeur, et pendant ce temps personne ne répare rien.
Quand un serveur tombe, la pire perte de temps n'est pas technique : c'est que chacun a intérêt à ce que ce soit la faute de l'autre. L'hébergeur ne veut pas admettre une panne chez lui, le développeur ne veut pas rouvrir un code qu'il a livré il y a un an. Toi, tu es au milieu, et ton site est toujours à terre.
Aujourd'hui, il se peut que j'héberge ton site, ou même que ce soit moi qui l'aie monté : ça arrive. Ce qui ne change jamais, c'est l'intégrité, et c'est mon vrai positionnement. Si la panne vient de mon bord, je te le dis, sans détour. Je fais tout pour ne pas me tromper, mais je suis humain et tout peut lâcher : le jour où c'est ma faute, je l'admets et je la répare, parce que je ne brûlerai pas ma réputation pour te cacher une erreur. Je regarde ce qui est réellement cassé, je te le dis, et je le répare, que ce soit une base de données corrompue, une mémoire épuisée, un disque plein, un certificat échu ou une configuration qui a dérapé.
Si tu as une équipe d'infrastructure à l'interne et des dizaines de serveurs, tu as besoin de processus et d'astreinte organisée, pas d'un gars seul. Je conviens à l'entreprise qui a un serveur, deux peut-être, dont tout dépend, et personne dont c'est le métier de le surveiller.
Et sur un hébergement mutualisé fermé, je fais avec les accès que ton hébergeur donne : parfois la vraie réparation est de son bord, et je ne peux pas la faire à sa place. Dans ce cas, je te le dis, je te donne le diagnostic écrit pour le lui mettre sous le nez, et tu arrêtes de te faire renvoyer la balle. C'est déjà la moitié du travail.